Va-t-on vers une grève nationale des personnels hospitaliers?

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Pour mieux comprendre le caractère explosif de la situation, il faut écouter l’audition du Directeur de la DREES,  Mr Franck von Lennep, par la commission parlementaire présidée par madame la député Barbara  Romagnan, chargée d’étudier les effets de la réduction du temps de travail. Hélas la vidéo a été retirée aujourd’hui du site de l’Assemblée nationale
En substance le directeur de la DREES y rappelait:
1) que la « productivité » des hôpitaux n’a cessé d’augmenter depuis 2003
( » 2% par an » )

2) que les conditions de travail ont été perturbées par la T2A, les pôles, l’informatique et ses crashs, la multiplication des procédures utiles et inutiles, le reporting, les réorganisations répétées…
3) que  l’application des 35 heures dans les hôpitaux avec une  embauche insuffisante du personnel  a  eu 2 conséquences:
-une dégradation  des conditions de travail  avec une instabilité  des affectations et des horaires ( en particulier une  grande difficulté de travail en équipe de soins stable)
– mais, grâce aux jours de RTT, une amélioration de la qualité de vie, surtout quand on a une heure de transport matin et soir et des enfants en bas âge.
Pour diminuer les jours de RTT ( c.a.d.diminuer la qualité de vie faute d’être capable d’augmenter la satisfaction au travail) , il faudrait proposer de sérieuses  contreparties  mais cela supposerait de faire des économies ailleurs….et d’attaquer  des lobbies.

2 réflexions au sujet de « Va-t-on vers une grève nationale des personnels hospitaliers? »

  1. Ce n’est pas moi qui vais m’en prendre au personnel hospitalier et j’estime qu’il a droit à des pauses et des rigolades pour tenir le coup face à la maladie des autres, et à l’agressivité de certains patients. Heureusement qu’il ne montre pas son stress car cela se répercuterait sur les malades.
    J’ai suffisamment « fréquenté » les hôpitaux pour diverses malades et autres :
    – tuberculose d’une durée de 3 ans (11, 12 et 13 ans) ;
    – épilepsie sur le lieu de travail et conduite à l’hôpital
    – découverte d’un anévrisme cérébral et transfert immédiat vers un hôpital neurologique (Lyon). Les infirmières ont passé la nuit assises à même le sol devant la porte de ma chambre.
    – TS et très bonne prise en charge après un licenciement.

    Par contre, j’ai failli mourir étranglée dans un clinique privée, où j’avais été hospitalisée, durant ma tuberculose, pour une opération consistant à enlever un ganglion tuberculeux au niveau du cou. Après l’intervention, j’ai été installée dans une chambre où il y avait une femme avec une cassée. Elle ne pouvait atteindre la sonnette alors que je m’étranglais avec mon vomi. Elle a donc dû se mettre à hurler afin que quelqu’un vienne.

  2. Je veux bien comprendrele problème des 35H, les difficutésdu travail en équipe, encore faudrait-il des personnels formés correctement, et pas laisses seuls à se débrouillé lors d’un problèmeet des médecins bien trop souvent absents de leur propre service pou faire des consultations . Par ailleurs dans certains services la charge dite de travail , n’est pas si dure que cela, je vais vous évitez les pauses et rigolades, pour l’avoir vécu, le personnels n’est vraiment pas tjrs si strssé, mais les patients bien seuls et isolés, quand à l’hygiène là c’est une vrai catastrophe

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