Financement des hôpitaux

Mis en avant

             Intervention lors de la rencontre avec la commission ministérielle dirigée par Olivier VERAN le 29/1/2016.

 

La mise en œuvre de la T2A, de façon précipitée en 2004 puis généralisée en 2008, a été le résultat de la conjonction d’un constat, d’une vision et d’une politique.

1 ) Le constat portait sur les limites de la dotation globale instaurée en 1983.

La dotation globale donnait une grande liberté d’organisation et d’activités aux médecins, mais par définition dans les limites de l’enveloppe budgétaire allouée.

Elle ne permettait pas le financement des médicaments et des dispositifs innovants et coûteux. Elle était injuste car elle avait été fondée sur une base historique qu’elle tendait à pérenniser. Elle ne prenait pas assez en compte l’évolution de l’activité. Elle ne contraignait pas à un codage exhaustif du PMSI.

Mais la prudence, défendue à l’époque par certains économistes et gestionnaires, aurait été de la faire évoluer comme on avait commencé à le faire avec l’instauration en 1996 des points ISA dépendant de l’activité. On aurait pu aussi décider d’une « liste en sus », hors dotation annuelle, pour les médicaments et dispositifs innovants et très coûteux

A ce constat critique sont venus s’ajouter une vision de l’avenir de la médecine et une orientation générale de la politique publique

2) La vision de l’avenir de la médecine était celle défendue par des médecins ultra-spécialisés comme Guy Vallancien et des économistes de la santé comme Claude Le Pen. Lire la suite

Discussion avec la commission d’Olivier Veran sur la réforme de la T2A à l’hôpital

Mis en avant

A la demande d’Olivier Veran, qui préside la commission sur la réforme du financement de l’hôpital, le MDHP a réuni le 29 janvier 2016  plusieurs acteurs du système de santé, (membres et non membres du MDHP) afin de témoigner concrètement des effets négatifs de la T2A.

Les intervenants (dont vous trouverez ci dessous la liste) ont indiqué que la pression exercée par la T2A pouvait modifier les comportements des soignants, en les forçant à privilégier et à augmenter les actes et soins les plus « rentables ». Lire la suite