Ambiguïté de la FHF et double langage de ses présidents

La FHF se dit très déçue par la position du Sénat rejetant la définition du Service Public Hospitalier (SPH) proposée par la loi de santé. Les sénateurs veulent revenir à la loi HPST qui définissait le service public hospitalier par 14 missions (potentiellement délégables à la carte aux établissements privés), si bien que 70% de l’activité de l’hôpital public ne relevaient pas du service public, selon la loi HPST,
Cette activité devait  donc être  soumise  à la » libre concurrence ». D’où le projet de convergence tarifaire entre le public et le privé.

Lire la suite

Réponse à la réponse (des étudiants/CCA)

Chers collègues,

Merci de votre réponse témoignant de votre engagement pour un système de santé assurant l’égalité d’accès à des soins de qualité pour les patients grâce à un financement solidaire. Le principal risque actuellement est en effet la privatisation rampante du financement du système de soins en transférant la prise en charge des soins courants vers les assureurs privés, laissant à la Sécurité sociale la prise en charge des patients les plus pauvres et de ceux atteints des maladies les plus graves. Les membres des classes moyennes « bien portants » seraient ainsi amenés à payer deux fois : une fois leur assurance privée (mutuelle) pour eux et leur famille, et une fois la Sécu pour les autres. La solidarité n’y survivrait pas longtemps.

C’est une très bonne chose que vous ayez obtenu pour le tiers payant un flux unique de paiement piloté par l’Assurance maladie obligatoire. Merci d’avoir mené ce combat. Un pas de plus pourrait être l’adoption par vos organisations de la Charte pour une santé solidaire. Le chemin sera long pour que cette Charte finisse par s’imposer. Lire la suite

La grève des médecins libéraux: fausse unité et jeu de rôles

Une tribune de Frédéric Pierru et André Grimaldi  publiée sur le Hufftington Post le 02/01/2015

Faute d’être arrivée au gouvernement avec un réel plan de réforme du système de santé à débattre puis à mettre en œuvre, la ministre de la santé a mis plus de deux ans, de commissions en comités, de rapports en synthèses, pour écrire un projet de loi touchant à tout mais ne réglant rien.

Paradoxalement en cherchant le compromis avec toutes les parties organisées sur un mode corporatiste et très hostiles entre elles, elle a réussi à les réconcilier contre son projet. Elle a cru qu’il suffisait de trouver des formules alambiquées de compromis (« les cliniques privées à but lucratif peuvent faire partie du service public hospitalier si elles en respectent les obligations » ou « nous allons construire un service territorial de santé au public ») faisant l’unanimité en commissions pour régler les contradictions de notre système de santé et surmonter les antagonismes syndicaux. Ils lui reviennent en boomerang. Lire la suite