Réponse à la réponse (des étudiants/CCA)

Chers collègues,

Merci de votre réponse témoignant de votre engagement pour un système de santé assurant l’égalité d’accès à des soins de qualité pour les patients grâce à un financement solidaire. Le principal risque actuellement est en effet la privatisation rampante du financement du système de soins en transférant la prise en charge des soins courants vers les assureurs privés, laissant à la Sécurité sociale la prise en charge des patients les plus pauvres et de ceux atteints des maladies les plus graves. Les membres des classes moyennes « bien portants » seraient ainsi amenés à payer deux fois : une fois leur assurance privée (mutuelle) pour eux et leur famille, et une fois la Sécu pour les autres. La solidarité n’y survivrait pas longtemps.

C’est une très bonne chose que vous ayez obtenu pour le tiers payant un flux unique de paiement piloté par l’Assurance maladie obligatoire. Merci d’avoir mené ce combat. Un pas de plus pourrait être l’adoption par vos organisations de la Charte pour une santé solidaire. Le chemin sera long pour que cette Charte finisse par s’imposer. Lire la suite

Lettre ouverte aux internes et aux chefs de clinique

Chers collègues,

Vous avez appelé à manifester le 15 mars contre le projet de loi de santé qui apporte des réponses insatisfaisantes, voire inquiétantes, aux questions soulevées par la « stratégie nationale de santé ». Vous avez été rejoints par l’ensemble des syndicats de médecins libéraux et par la Fédération de l’hospitalisation privée à but lucratif, qui sont en train de négocier les modifications de la loi avec la ministre. Ce « front » de circonstance risque fort d’aboutir à une loi de compromis autour du plus petit dénominateur commun, ce qui ne satisfera réellement personne mais qui permettra, hélas, au système de suivre sa plus grande pente : celle de la marchandisation de la médecine, d’un côté, et de sa bureaucratisation de l’autre, à la satisfaction des managers adeptes du « new public management », mais au détriment des professionnels, considérés comme des prestataires à l’autonomie de plus en plus réduite, et des patients, transformés en clients.

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