Hôpitaux publics: produire plus pour gagner moins

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1° Selon le communiqué de Marisol Touraine, »compte tenu de l’augmentation prévisionnelle du volume d’activité, les tarifs seront réduits de – 0,65% », de façon « équitable » (identique pour les hôpitaux privés et publics) en sachant que l’activité prévisionnelle de l’hôpital public  croîtra d’environ 3% (2,8% en 2014).

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injonctions paradoxales

2° Le plan de réduction des dépenses sur 3 ans présenté aux directeurs des ARS en février 2015 prévoit 3 milliards d’économies pour les hôpitaux.  Mais selon le communiqué du Ministère les suppressions d’emploi ne sont pas « programmées » ou plutôt « il n’y pas d’objectif chiffré de réduction des effectifs « .
Les « managers » devront donc s’en charger.

3° Une solution : développer les activités « rentables » (sic),  faire payer
ce qui est gratuit (exemple: un conseil par téléphone ou par  internet…) et professionaliser le codage (c’est à dire la facturation à la Sécu).
Parmi les activités rentables :cataracte ambulatoire, dialyse, chirurgie de l’obésité ,césarienne…et  la neurochirurgie ! On ne se préoccupe ni de la pertinence ni de la qualité  mais de la rentabilité.

Désormais le service public hospitalier réinstitué dans la loi  par la ministre sera dirigé par des « managers » développant des activités « rentables ». Voila comment la novlangue prépare la privatisation de l’hôpital public.

A moins que la communauté médicale hospitalière  dise NON, comme à Marseille

2 réflexions au sujet de « Hôpitaux publics: produire plus pour gagner moins »

  1. Après avoir lentement mais surement transformé la profession de biologiste en profession commerciale par  » l’obligation  » d’intégrer des grands groupes de laboratoires( tel que Cerba) qui ont une gestion purement financière. Le patient se transforme en client, il tarde souvent à venir faire le bilan même si les labos font pour la majorité le tiers payant, il y a de plus en plus d’analyses qui ne sont plus remboursées sans mutuelle complémentaire!
    Ils vont faire de même avec toute la profession médicale qui ne devrait jamais avoir vocation à être rentable.

  2. Les médecins transformés en managers harceleurs existent déjà depuis de longues années dans les hôpitaux et l’optimisation des cotations transformant parfois l’appendicite simple en péritonite appendiculaire y sévit aussi …

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