pétition pour la Sécurité Sociale.

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Cette pétition, que vous pouvez signer ici, a été lancée pour sauver la Sécurité Sociale.

 

En voici le texte:

Les soussignés tiennent à manifester leur attachement à la Sécurité sociale, moyen le plus juste et le plus efficient pour un système de santé solidaire, seul à même de garantir l’égalité de toutes et de tous face à la maladie.
Pour maintenir la solidarité entre les bien portants et les malades, entre les plus jeunes et les plus vieux, entre les personnes ayant des niveaux de revenus différents, la Sécurité sociale doit continuer à rembourser non seulement les affections graves et les maladies de longue durée mais aussi les soins courants, préventifs et curatifs , dès lors qu’ils sont justifiés et que les traitements prescrits ont une efficacité démontrée.
Les économies doivent être faites sur les traitements inefficaces, les prescriptions injustifiées et les hospitalisations évitables (soit plus de 20% des dépenses), sur le prix parfois exorbitant et non justifiable des médicaments et dispositifs médicaux nouveaux, sur le coût de la gestion du système de santé (les frais de gestion des mutuelles et compagnies d’assurances représentent 20% de leur chiffre d’affaires contre 6% pour la Sécurité sociale). La prévention doit être développée. Lire la suite

Absentéisme à l’hôpital: quelles en sont les causes ?

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Tribune d’André Grimaldi et Valérie Chigot
L’IFRAP a publié en février 2016 un palmarès de l’absentéisme dans les hôpitaux publics, le Figaro n’a pas tardé à en publier un autre, le 20 avril 2016.
 Le lendemain, le vice président de la FHF, David Gruson semblait avoir trouvé la cause de cet absentéisme et demandait le rétablissement du jour de carence 1)un jour de carence est un jour d’absence pour maladie non indemnisé par l’Assurance Maladie et l’employeur. Il varie de 0 -dans la Fonction publique- à 3 -dans le secteur privé, selon les accords de branche et les accords locaux-supprimé en janvier 2014 dans la fonction publique ).
Il faut rappeler que l’IFRAP dans son rapport constate pourtant que l’absentéisme n’est pas significativement différent dans les hôpitaux privés dont le personnel conserve des jours de carence 2)« On constate donc qu’il n’y pas a priori de différence sur l’absentéisme toutes causes qui se situe pour l’ensemble du personnel à 24,4 jours pour l’hospitalisation privée contre 26,27 jours dans les hôpitaux publics de notre échantillon et à 19,4 jours hors parentalité pour l’hospitalisation privée contre 20,47 pour les hôpitaux publics. ».

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References   [ + ]

1. un jour de carence est un jour d’absence pour maladie non indemnisé par l’Assurance Maladie et l’employeur. Il varie de 0 -dans la Fonction publique- à 3 -dans le secteur privé, selon les accords de branche et les accords locaux-
2. « On constate donc qu’il n’y pas a priori de différence sur l’absentéisme toutes causes qui se situe pour l’ensemble du personnel à 24,4 jours pour l’hospitalisation privée contre 26,27 jours dans les hôpitaux publics de notre échantillon et à 19,4 jours hors parentalité pour l’hospitalisation privée contre 20,47 pour les hôpitaux publics. »

Recettes radiologiques d’adaptation à la T2A

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par Valérie Chigot, intervention du 29/01/2016 devant la commission présidée par Oliver Veran

 

INTRODUCTION

La Tarification à l’Activité (T2A) serait, selon certains, parfaitement adaptée aux actes techniques (reproductibles, standardisés, répétitifs). La radiologie en ferait partie.

Pourtant, en radiologie également, la T2A couplée à une diminution constante des cotations des actes par la CNAM encourage et contraint parfois les services de radiologie (publics, privés) à augmenter leur production afin de maintenir leur équilibre financier.

Ancienne PH de l’hôpital public, actuellement salariée dans un ESPIC (hôpital privé à but non lucratif) et médecin remplaçant dans de nombreuses structures privées en secteur 1 et 2, je vous livre aujourd’hui quelques « recettes » que j’ai collectées pour optimiser la T2A en radiologie. Je précise qu’aucune des structures dans lesquelles j’ai exercé ne les applique toutes.

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Insuffisance rénale et T2A : quelle rentabilité pour quelle qualité des soins ?

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Intervention d’Yvanie Caillé, directrice générale de l’Association Renaloo, le 29/01/2016 devant la commission présidée par Olivier Veran

 Entre 2 et 3 millions de personnes en France seraient concernées par une maladie rénale. La plupart l’ignorent. Environ 76 000 personnes sont traitées pour une insuffisance rénale terminale (nécessitant un traitement de suppléance : dialyse ou greffe) : 55% (42000) sont dialysées et 45% (34000) transplantées Lire la suite

Réforme du Financement de l’Hôpital

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Intervention de Michel Rosenblatt, SYNCASS CFDT, le 29/01/2016 devant la commission présidée par Olivier Veran.

Il y a quelques années, je fêtais la Saint-Sylvestre avec un ami, chef de service de réanimation pédiatrique. Il me racontait un audit dans son service, le seul d’une grande zone urbaine. En substance : « le service répond à une besoin avéré, son organisation est efficace et de qualité, mais son niveau d’activité est un peu trop juste ». Il demandait alors si cela suggérait le regret qu’il n’y ait pas… un peu plus de maladies graves, de drames domestiques ou d’accidents de la route, pour augmenter l’activité du service. Lire la suite

Effets pervers de la T2A sur les pratiques médicales en neurologie ou comment changer le paradigme soignant

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Texte de Sophie Crozier, David Grabli, Sophie Demeret, Francis Bolgert, Anne Léger, Caroline Papeix, Benjamin Rohaut, François Salachas, Karine Viala,  neurologues (groupe hospitalier Pitié-Salpêtrière, Paris)

Intervention du 29/01/2016 devant la commission présidée par Olivier Veran

 

  1. Particularités des pathologies neurologiques

 A. Maladies chroniques handicapantes et graves

Les patients atteints de maladies neurologiques souffrent pour la majorité d’entre eux d’un handicap moteur, sensitif et /ou cognitif à l’origine d’une dépendance plus ou moins sévère. Fréquemment évolutives avec le temps ces pathologies entrainent de nombreuses difficultés sociales, tant pour le patient que pour son entourage qui est alors sollicité comme aidant naturel. Il peut s’agir de maladies aiguës comme l’accident vasculaire cérébral (AVC), mais qui est souvent à l’origine d’un handicap chronique, ou de maladies neurodégénératives chroniques évolutives.

Ces maladies représentent un véritable enjeu de santé publique : plus de 2 millions de personnes vivent avec un AVC, une maladie de Parkinson, une sclérose en plaque, une sclérose latérale amyotrophique (SLA)…

  • on estime en effet qu’environ 800 000 personnes vivent avec un accident vasculaire cérébral, 800 000 avec une maladie d’Alzheimer, 150 000 avec une maladie de Parkinson, et 80 000 avec une sclérose en plaques
  • d’autre part elles sont à l’origine d’une lourde morbi-mortalité: à titre d’exemple l’AVC représente la première cause de handicap acquis, la deuxième cause de démence (après la maladie d’Alzheimer) et la troisième cause de mortalité.

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Financement des hôpitaux

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             Intervention lors de la rencontre avec la commission ministérielle dirigée par Olivier VERAN le 29/1/2016.

 

La mise en œuvre de la T2A, de façon précipitée en 2004 puis généralisée en 2008, a été le résultat de la conjonction d’un constat, d’une vision et d’une politique.

1 ) Le constat portait sur les limites de la dotation globale instaurée en 1983.

La dotation globale donnait une grande liberté d’organisation et d’activités aux médecins, mais par définition dans les limites de l’enveloppe budgétaire allouée.

Elle ne permettait pas le financement des médicaments et des dispositifs innovants et coûteux. Elle était injuste car elle avait été fondée sur une base historique qu’elle tendait à pérenniser. Elle ne prenait pas assez en compte l’évolution de l’activité. Elle ne contraignait pas à un codage exhaustif du PMSI.

Mais la prudence, défendue à l’époque par certains économistes et gestionnaires, aurait été de la faire évoluer comme on avait commencé à le faire avec l’instauration en 1996 des points ISA dépendant de l’activité. On aurait pu aussi décider d’une « liste en sus », hors dotation annuelle, pour les médicaments et dispositifs innovants et très coûteux

A ce constat critique sont venus s’ajouter une vision de l’avenir de la médecine et une orientation générale de la politique publique

2) La vision de l’avenir de la médecine était celle défendue par des médecins ultra-spécialisés comme Guy Vallancien et des économistes de la santé comme Claude Le Pen. Lire la suite

Discussion avec la commission d’Olivier Veran sur la réforme de la T2A à l’hôpital

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A la demande d’Olivier Veran, qui préside la commission sur la réforme du financement de l’hôpital, le MDHP a réuni le 29 janvier 2016  plusieurs acteurs du système de santé, (membres et non membres du MDHP) afin de témoigner concrètement des effets négatifs de la T2A.

Les intervenants (dont vous trouverez ci dessous la liste) ont indiqué que la pression exercée par la T2A pouvait modifier les comportements des soignants, en les forçant à privilégier et à augmenter les actes et soins les plus « rentables ». Lire la suite

Communiqué du MDHP après le suicide du Pr Jean Louis Mégnien sur son lieu de travail

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Le suicide sur son lieu de travail du Pr Jean-Louis Mégnien a profondément ému et interpellé la communauté médicale hospitalière. Les nombreux cas rapportés de souffrance au travail pour « harcèlement »  et très concrètement pour humiliations en public répétées,  mises « au placard », sanctions arbitraires apprises par mail sans entretien préalable,  espionnage du courrier, non-réponse aux lettres et aux demandes de rendez-vous, réduction des personnes à leur production  de T2A, etc., nous amènent à rappeler un certain nombre de principes :

1- Tout pouvoir nécessite un contre-pouvoir. Le pouvoir absolu ne peut déboucher que sur l’abus de pouvoir. Le contre-pouvoir ne peut pas  se limiter au  pouvoir  du cran hiérarchique  supérieur : le pouvoir du directeur d’ARS sur le directeur d’hôpital, le pouvoir du chef de pôle sur le chef de service… Il faut une commission des conflits composée de personnes indépendantes dont des personnes qualifiées indépendantes de l’institution.

2- La nomination à des responsabilités pour diriger des équipes médicales (chef de service ou d’unité  ou de département, chef de pôle) ne devraient pas se faire seulement sur des critères de compétences professionnelles en matière de soin, d’enseignement ou de recherche,  voire sur des critères de rentabilité T2A. Elle devrait  aussi prendre en compte des critères portant sur  les capacités d’animation , d’organisation et sur les qualités humaines des postulants dont la première est le respect des personnes, collaborateurs médicaux et non médicaux, étudiants et patients. Ces qualités devraient d’ailleurs être pareillement exigées des cadres de santé et des directeurs administratifs. Une nouvelle culture des relations humaines doit s’instaurer dans les hôpitaux français, un des lieux où la souffrance au travail est la plus répandue. Lire la suite

Collaborer avec les associations de patients: l’exemple des Etats Généraux du Rein.

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Renaloo, association de patients créée en 2008, a pendant 2 ans ( 2012-2013) collaboré avec la Société Francophone de Dialyse et la Société de Néphrologie lors des Etats Généraux du Rein, qui ont permis de faire le bilan des progrès obtenus et restant à faire dans la prise en charge des patients insuffisants rénaux.

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Le rapport de la Cour des comptes rendu public en septembre 2015 consacre son chapitre X à l’insuffisance chronique terminale. Lire la suite